Revue Sainte Anne Juin 2017

vendredi, 09 juin 2017.


Éditorial par Richard L' Archer, i.v. Dei

Les sacrements, vous connaissez?

Si nous connaissions la grandeur des sacrements et les grâces que ceux-ci nous procurent, nous courrions pour les recevoir autant de fois que nous le pouvons. Mais nous ne les connaissons pas ou à peine.

Bien sûr, nous pouvons savoir qu’il y en a sept: le baptême, la confirmation, l’eucharistie, le pardon, la confirmation, le mariage, l’ordre et le sacrement des malades. Peut-être savons-nous de plus que le baptême est le début de la vie spirituelle chrétienne et que par celui-ci nous recevons les sept dons de l’Esprit Saint; que l’Eucharistie, par sa consécration et sa communion, est le summum de la vie en Jésus. Que les trois premiers énumérés forment les sacrements de l’initiation; que nous pourrions appeler le pardon et le sacrement des malades, des sacrements de cheminement; que les sacrements du mariage et de l’ordre sont des sacrements de service, car ils nous appellent à mettre notre baptême au service de la floraison du baptême de l’autre ou des autres, selon nos vocations respectives.

Les personnes qui ont une formation particulière savent aussi que le mot sacrement signifie «signe tangible». Ce qui veut dire que les sacrements sont un rite qui nous permet de saisir la présence tangible de Dieu dans les étapes importantes de notre vie.
Ma tête peut savoir tout cela et bien d’autres choses, mais cela ne m’amènera pas à vivre une expérience de Dieu. C’est en vivant ces sacrements avec notre cœur que nous entrons intimement en communion avec le cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit.

J’espère que nous pouvons ensemble répondre affirmativement à la question en titre. Mais j’espère surtout que nous ne connaissons pas les sacrements par cœur, mais avec le cœur et par le cœur, car c’est cela qui fait une différence dans notre vie personnelle et dans la vie des gens qui nous entourent.


Nouvelles du pape et du Vatican par JP Simard

Quatre fois «merci» pape François

J’aurais le goût de dire, à l’instar de l’Église italienne célébrant les quatre années de pontificat du pape François «Quatre fois merci», très Saint-Père, pour ces années de grâce passées dans la miséricorde et l’amour.

François, le révolutionnaire, quatre ans déjà. Pourtant le pape avouait en ses débuts qu’il ne durerait pas longtemps. Mais comment résister quand on est un pape qui sort de l’ordinaire?

Quand on remonte au début de son élection, rien ne laissait présager un aussi grand impact dans l’Église. Pensons qu’à l’origine, le cardinal Bergoglio, ce Latino-Américain, archevêque de Buenos Aires, n’était même pas présenté par la presse comme l’un des «papabili». Et une fois élu, le nom «François» n’était même pas dans la série des papes de l’histoire. Pourtant, ce nom évocateur, qui a jadis marqué l’histoire de l’Église a vite caractérisé ce que seraient les intentions du nouveau Souverain Pontife.

Le pape François n’a rien du profil de ses prédécesseurs. Et pourtant il continue dans la ligne de son prédécesseur: il réalise l’Église de Benoît. Il y a des papes de transition et des papes qui font l’époque. En ce qui concerne François, un consensus semble se dégager: c’est le pape qu’il fallait pour notre temps. Autrement dit, le bon pape du moment. Qu’attendons-nous de lui? Les gens cherchent un maître spirituel. Ils cherchent un guide pour traverser notre époque si mouvementée et perturbée par les guerres, les discordes, les conflits. Par ailleurs, on attend de l’Église un mouvement de compréhension de la nouvelle réalité socioculturelle et religieuse.

Là-dessus, j’aimerais apporter le témoignage d’un grand collaborateur et admirateur du pape, le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège: «Ce qui m’impressionne, chez le pape François, c’est justement sa lecture de foi des choses, des situations, dont naît une grande sérénité de fond. Je le lui ai dit de nombreuses fois, mais je l’expérimente justement dans le contact avec lui: cette sérénité de fond pour laquelle face aux situations, aussi les plus difficiles, cette capacité de regarder avec sérénité les choses, de savoir que les choses sont dans la main de Dieu.» Quelle belle philosophie de la vie transparaît à travers ce témoignage sur le pape François! Une philosophie de la vie basée sur la foi et la confiance totale en Dieu.

Pendant ces quatre années de pontificat du pape, ce qui m’a le plus frappé, c’est son côté prophétique. Un pape qui semble avoir été fabriqué sur mesure pour notre époque. Pourtant, il n’annonçait pas. Il n’a été précédé par aucune étoile comme les Mages de l’Évangile. La raison est simple, il était lui-même l’étoile que nous attendions.


Maturité spirituelle par JP Simard

Les sacrements, chemins de croissance

Les sacrements ont de tout temps occupé une place importante dans l’Église. Véritables joyaux de la tradition chrétienne, ils représentent des voies exceptionnelles de croissance humaine et spirituelle. Et cela n’est pas banal! Nous sommes ici devant vingt siècles d’histoire. C’est considérable!

La pratique sacramentelle fait partie de l’essence même de la vie chrétienne. On peut en mesurer l’importance par la place qu’elle occupe présentement dans l’Église, à travers la pastorale de l’initiation sacramentelle. Par elle, les jeunes et les moins jeunes sont initiés aux mystères chrétiens et entrent officiellement dans l’Église. L’importance des sacrements est telle qu’on peut dire que la foi catholique passe par la pratique sacramentelle. C’est en quelque sorte le critère pour distinguer les pratiquants des non pratiquants. (...)


Sainte-Anne d’ailleurs par Lucie Ricard

Sainte-Anne de Varennes

Tiré en partie du site Internet de la paroisse

Varennes est une ville d’un peu plus de 20000 habitants située en aval du fleuve Saint-Laurent, sur la Rive-Sud de Montréal. Sise entre Boucherville et Verchères, on s’y rend par la route132. Varennes jouit d’un littoral de plusieurs kilomètres, dont plusieurs sont praticables via une piste cyclable.

C’est en 1692 que l’évêque de Québec de l’époque, Mgr de Saint-Vallier, fonde la paroisse de Sainte-Anne de Varennes.

C’est cette même année qu’est construite la première église de la paroisse, de dimensions très modestes. Une deuxième église, plus spacieuse, est bâtie en 1718 et est remplacée par une troisième en 1780. L’architecture de cette troisième église éclipse la beauté de celles des seigneuries des environs. Après avoir été agrandie par les côtés en 1849, elle doit être démolie en 1883 à cause de la fragilité de ses murs. C’est le 1er décembre 1884 qu’est posée la première pierre de l’église actuelle de style néo-roman qui, bénie le 10 novembre 1887, domine le village tout entier avec ses deux magnifiques clochers en façade.



Au cœur de l’entrevue par Anne Blouin

Vivre les premiers sacrements autrement 

Introduction et récapitulation

Pour réaliser cette entrevue, je me suis intéressée aux premiers sacrements, qui sont les fondements de la vie chrétienne: baptême, confirmation et Eucharistie. Est-ce possible de vivre son baptême autrement qu’en étant enfant, nouveau-né? Depuis deux décennies environ, adolescent ou adulte peuvent choisir d’entreprendre une démarche volontaire d’initiation à la foi et à la vie chrétienne pour vivre en Église. J’ai rencontré l’abbé Gilles Drouin, prêtre diocésain qui travaille depuis plusieurs années au service de catéchuménat de la pastorale du Diocèse de Québec. (...)


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