Revue Sainte Anne Juillet-Août 2017

lundi, 03 juillet 2017.


Éditorial par Lucie Ricard, Rédactrice en chef

Daignez sainte Anne

Vers son sanctuaire, depuis trois cents ans,
La Vierge à sa mère conduit ses enfants.

Daignez, sainte Anne, en un si beau jour,
De vos enfants agréer l’amour.

Si vous êtes passé au sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré en période estivale, il est à peu près certain que vous ayez entendu ce chant, Daignez sainte Anne, résonner joyeusement à l’intérieur et même au-delà des murs de la basilique.

Oui, la Vierge nous conduit à sa mère, sainte Anne, qui depuis plus de 300 ans nous prend dans son cœur avec toute la douceur, la patience et l’amour d’une grand-maman. J’en suis la preuve vivante: j’étais en train de me noyer dans un tourbillon dangereux de l'existence quand sainte Anne m’a accueillie, m’a aidée à trouver la sortie et m’a indiqué le chemin d’une vie plus stable, plus remplie, ou du moins mieux remplie!

Dieu sait que je ne suis pas la seule! Bon an mal an, près d’un million de visiteurs viennent au Sanctuaire pour des raisons diverses et avec des attentes variées; vous-mêmes y êtes peut-être – probablement – déjà venu pour une raison et revenu pour une autre. Quelle que soit la raison qui nous y amène, c’est ce qu’on y trouve et qu’on rapporte chez soi qui nous unit.

Il y a autant d’histoires liées au sanctuaire qu’il y a de pèlerins. Des histoires de conversion, de guérison du corps, de guérison de l’âme, de réponses trouvées, de foi retrouvée et même des histoires d’amour. Je me suis moi-même mariée ici, à la Basilique, et je sais que la bonne sainte Anne veille sur notre union chaque jour.

Dans ce numéro consacré à sainte Anne, à son sanctuaire et ses pèlerins, nos collaborateurs vous proposent différentes histoires à découvrir. Vous reconnaîtrez peut-être même des portions de la vôtre dans les mots que vous lirez.

N’oubliez jamais que la bonne sainte Anne et son sanctuaire ne se trouvent pas qu’ici, à Sainte-Anne-de-Beaupré, mais aussi là où nous pouvons la visiter et lui demander son intercession et son soutien aussi souvent qu’il nous fait du bien de le faire: juste là, dans notre cœur.


Billet par Charles Duval, Supérieur Provincial des Rédemptoristes

À quelle heure les miracles

Au cours de ma première année de formation comme religieux rédemptoriste à Sainte-Anne-de-Beaupré, une question me surprenait de la part de certaines personnes de passage: «À quelle heure sont les miracles?» Pour elles, c’étaient les miracles, les guérisons et les béquilles qui les attiraient à Sainte-Anne-de-Beaupré. Leur conception se défendait, mais j’ai vite compris que, même si bien des gens viennent initialement au Sanctuaire pour une intention bien particulière, ils reviennent normalement pour une tout autre raison: la présence de Dieu.

Dieu est présent partout, mais il semble vouloir se faire particulièrement et plus sensiblement ressentir dans certains lieux. Les gens qui ont fait l’expérience de Dieu la désirent encore et encore;  ils cherchent à fréquenter des témoins qui sont aussi chercheurs de la Présence.

Sainte Anne et saint Joachim étaient évidemment de grands chercheurs de Dieu puisque ce dernier  a choisi de passer par eux pour mettre au monde la sainte Vierge Marie. Quand on entre dans la Basilique, on entre dans la maison d’une grand-maman. Mais pas n’importe laquelle! C’est une grand-maman qui désire ardemment qu’on fasse l’expérience de cette Présence: une rencontre avec son petit-fils qui nous montre le chemin vers l’amour incroyable du Père et nous ouvre à la présence de l’Esprit qui transforme notre quotidien. Le miracle arrive toujours dans la vie du chercheur et de la chercheuse qui visitent le sanctuaire de la bonne sainte Anne. Ah oui! assez souvent il y a aussi les autres miracles…


Maturité spirituelle par Jean-Paul Simard

La Revue Sainte-Anne : des annales au magazine

Qui se souvient des Annales de la bonne sainte Anne de Beaupré? La publication religieuse la plus ancienne au Québec. C’était le nom que la revue portait en ses débuts et qu’elle a gardé fort longtemps. Il faut avoir un certain âge, sinon un âge certain, pour vibrer à ce nom évocateur qui alimentait à une certaine époque la vie culturelle et religieuse de beaucoup de Québécois. Encore maintenant, à travers l’intérêt qu’elle suscite et son fort tirage, elle occupe toujours une place de choix dans l’univers familial. (...)


Journal de mission par Robert Lalonde

TANTE MAÎTRESSE

Alors que je traversais le stationnement pour me rendre dans le hall d’entrée de mon modeste hôtel de Rusizi, juste à la frontière du Congo, la pluie fouettait le sol. Pour compléter mon séjour au pays des mille collines, j’avais rendez-vous avec Beata, une enseignante laïque rwandaise d’origine tutsie. Quand je l’ai vue franchir le seuil de la porte avec sa chevelure blanche immaculée et son visage lumineux, j’ai cru voir apparaître un ange. On m’avait parlé de Beata et je savais que cette rencontre serait une source d’inspiration sur la beauté humaine. (...)



Notre terre, Notre foi par Norman Lévesques

Au temps de sainte Anne


Aujourd’hui, Israël fait face a une crise de l’eau dans le Jourdain, car son débit est très faible et l’eau y est très polluée. À certains mois de l’année, l’eau ne se rend même pas jusqu’à la mer Morte. La pollution de l’air pose problème dans certaines villes comme Jérusalem, Tel-Aviv et Haiffa. Comme solutions les Israéliens ont développé le mode d’agriculture utilisant le moins d’eau au monde, ils installent un grand nombre de panneaux solaires et ils plantent des milliers d’arbres chaque année. Mais quelle était la situation environnementale au temps de sainte Anne? En lisant entre les lignes, dans la Bible, on arrive à faire l’histoire naturelle de la Terre sainte qui commença par être décrite comme un lieu où coule le lait et le miel. (...)


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